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Via Campesina : "OMC : 10 ans, ça suffit !" Les politiques nationales et les politiques internationales devraient être fondées sur le principe de la souveraineté alimentaire.

dimanche 17 avril 2005

"Le 17 avril (*), journée mondiale des luttes paysannes, les membres de Via Campesina organisent un peu partout dans le monde des actions de protestation contre les politiques néolibérales. Paysans, indigènes, sans-terre travailleront ensemble, épaulées par toutes les associations environnementales, sanitaires, solidaires qui sont nos alliés, pour dire au monde ce qu’il en est.

Les résultats désastreux de dix années de politiques agricoles et commerciales centrées sur les exportations agricoles et menées sous la bannière de l’OMC, ne sont plus aujourd’hui niés par personnes.
Les politiques néolibérales ont rendu les gens toujours plus dépendants des importations, et ont bénéficié exclusivement au circuit agro-industriel. De nombreux exemples confortent cette analyse : la croissance des économies latino-américaines de 5,5% n’a pas pour autant permis de réduire les chiffres de la pauvreté dans cette région. Au final, davantage de pouvoir et davantage d’argent sont concentrés dans des mains chaque fois moins nombreuses. Les multinationales semblent plus importantes aux yeux de l’OMC que les peuples du monde.

Le combat contre l’OMC et les accords de commerce bilatéraux va franchir une nouvelle étape dans les mois qui viennent. Via Campesina considère que ces accords sont les pièces du même puzzle néolibéral. Nous avons besoin d’une nouvelle politique contre la faim pour promouvoir une production alimentaire soutenable.

Il y a deux tendances dans le monde, et deux routes possibles ; il nous faut en choisir une Economie de guerre ou une économie solidaire. Via Campesina choisit la solidarité. La souveraineté alimentaire est une alternative pour parvenir à un avenir soutenable pour tous les hommes de la planète. Chaque pays, et peu importe quelles peuvent être ses conditions climatiques ou la qualité de ses infrastructures, doit avoir la possibilité de définir sa politique agricole nationale, de maintenir et de renforcer sa production alimentaire nationale. Pour les paysans et les agriculteurs, l’accès au marché intérieur est un élément de la prime importance et nous devons permettre à tous les pays de subvenir aux besoins alimentaires de leur population.
Aussi bien les politiques nationales que les politiques internationales devraient être fondées sur le principe de la souveraineté alimentaire. La campagne de Via Campesina en faveur de la souveraineté alimentaire continuera à promouvoir de nouvelles perspectives pour l’agriculture, que seules peuvent favoriser une véritable réforme agraire et une agriculture sans OGM. 
Nous devons faire entendre que l’accès à l’alimentation doit être considéré comme étant un bien public, et lutter pour permettre à nos paysans de continuer à produire sur la base d’un modèle agricole soutenable. Souveraineté alimentaire : il en va de l’intérêt de tous. C’est un droit aussi essentiel que celui à l’eau, à la santé, ou à l’éducation. Le récent rapport des Nations Unis sur l’état environnemental du monde appuie l’analyse faite par Via Campesina ; si nous ne faisons rien, si nous ne réagissons pas rapidement, notre environnement, notre eau, notre système alimentaire seront fortement mis en péril.

“L’agriculture sans l’OMC” : telle est la revendication de millions de membres de Via Campesina. Bien sûr, la lutte ne prendra pas fin à l’issue des meetings non démocratiques de Genève ou de HongKong, mais ces deux rendez-vous sont parmi les batailles les plus importantes à livrer pour les valeurs de solidarité, de justice, de démocratie, et pour l’environnement, en vue des prochaines années."

(*) Le 17 Avril est la célébration de la Journée Internationale de la Lutte Paysanne, établie à cause du massacre de 19 paysans du Mouvement des Sans Terres - MST au Brésil le 17 Avril 1996 durant la deuxième Conférence International de Via Campesina à Tlaxcala Mexico.

Pour plus d’informations, contacter :
Via Campesina :
International farmers movement - Movimiento campesino internacional - Mouvement paysan international
secretaria operativa/operative secretariat : Jin. SMA 14 No 15A, Dewi Sartika, Jakarta 13640 Indonesia
TEL/FAX : + 62 - 21 8088 2492
EMAIL viacampesina@viacampesina.org
web : www.viacampesina.org

Amérique du Sud
MST (Egidio Brunetto)
+55-11-3361-3866 Email : srimst@uol.com.br
FNMCB " Bartolina Sisa " (Nemesia Achacollo)
Tel/Fax : +591-2-231 1037 Email : fnmcb_bs@yahoo.es

Europe
CPE
Tel : +32.2.217 3112 Fax : +32.2.218 4509 Email : cpe@cpefarmers.org

Caribe
ANAP (Mario de laO)
Tel : +53-7-324717 Fax : +53-7-333044 Email : amigo@anap.org.cu
CONAMUCA (Juana Ferrer)
Tel/Fax : 00-1-809 686 7517 Fax : +1-809-682 0075 Email : conamuca@yahoo.es

Asie Sureste-Este
FSPI (Henry Saragih)
TEL/FAX : 62 - 21 8088 2492, EMAIL petani@indosat.net.id
Korea Women Farmers Association KWFA (Mrs. Yoon Geum Soon)
tel : 82 2 529 6349 FAX : 82 2 529 6332, Email : junyeonong@hanmail.net

Asie du Sud
KRRS (Chukki Nanjundaswamy)
Tel/fax : +91.80. 860 4640 Email : chukki_krrs@yahoo.co.in
BKF (Badrul Alam)
Tel. : +880-2-741 4049, Email : badrul_a@hotmail.com

Amérique Centrale
COCOCH (Rafael Alegria)
Tel/fax : +504. 235.99.15, E-mail : viacampesina@multivisionhn.net
ATC (Maria Helena Siqueira)
Tel : +505-278-4575, Email : sdmujer@ibw.com.ni

Afrique
UNAC ( Diamantino Nhampossa)
Tel . : +258-1-306 737 // 300 599 Fax : +258-1-306 738, Email : unacadvocacia@teledata.mz
CNOP ( Marieme Seseko)
Email : mariamsissoko2002@yahoo.fr

Amérique du Nord
NFFC (Dena Hoff)
Tel. : +1-202-543 5675, Email : nffc@nffc.net
UNORCA (Alberto Gomez)
Tel/Fax : +52-55-57-4150 65 o +52-5557-40 04 86 comisionejecutiva@unorca.org.mx
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