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Le collectif "Vivre au Crêt de Roch" et la fermeture prévue de la résidence de personnes âgées "Les heures claires"…

lundi 26 janvier 2004

Le collectif "Vivre au Crêt de Roch" a appris, assez récemment, la fermeture prévue – de longue date – de la résidence pour personnes âgées "Les heures claires", située rue Philippe Blanc.
Suite à une lettre au Maire, une délégation du collectif – Raymond Vasselon, Paul Feuillatey, Gino Cuda et Eliane Bouchut – a été reçue par l’adjointe aux affaires sociales et l’élue référente du quartier.

Ci-dessous, le compte-rendu de la rencontre avec Mme Peycelon et Mme Custodio…

Mme Peycelon confirme la fermeture de la résidence "Les Heures Claires". La décision est acquise depuis 2000. La fermeture interviendra en 2006. Les raisons de cette décision sont :

- Le bâtiment est hors normes. La mise aux normes serait trop coûteuse. Il faudrait grouper les chambres deux par deux. Ceci donnerait une capacité de 30 lits.
- Actuellement, la ville donne 300 Euros par résident. En divisant la capacité par deux, on aboutira à 600 Euros.
-Selon ses chiffres, la résidence n’accueille que peu de personnes du quartier.
-La résidence va être transformée en internat pour l’école Sainte-Marie.

Mme Peycelon ne cache pas que la résidence projetée Rue Balay pratiquera des tarifs beaucoup plus élevés, sans comparaison avec ceux des Heures Claires.

Les représentants du collectif exposent leur position sur la nécessité de maintenir l’équilibre intergénérationnel du quartier, la nécessité de maintenir un équipement de proximité, de tenir compte du niveau de revenu des retraités du quartier.

Mme Peycelon répond en indiquant que s’agissant du maintien à domicile des personnes âgées, la ville n’intervient que pour le portage des repas a domicile.

Les autres prestations sont fournies par des associations et des réseaux :
*AIMV et Croix Rouge pour les aides ménagères.
*Le réseau AMADIS intervient pour les plus de 75 ans. Il est ouvert à tous les professionnels (kinés, Médecins, Pharmaciens …). Il traite environ 250 personnes en ce moment.
*Il faut mettre en réseau les structures existantes, solliciter les professionnels et les travailleurs sociaux.
*OIKIA est un réseau qui intervient auprès des gens en fin de vie.
*Le réseau AARMCA est un réseau de bénévoles. Mais Madame Peycelon insiste sur le fait qu’il ne faut pas se substituer aux professionnels.

Au cours de l’échange qui suit, les représentants du collectif insistent sur la nécessité d’intervenir de manière significative dans la proximité.

Des pistes sont évoquées par Mme Custodio :
*Bâtir un réseau d’alerte à partir des associations existantes.
* Créer dans le quartier une offre de logements adaptés, créer un réseau de soins de proximité.
* La SEDL pourrait être l’interlocuteur pour ce type de projet.