Mon site SPIP

Accueil > Justice écologique > Hervé Kempf sur Reporterre - Notre Dame des Landes : une cause (...)

Hervé Kempf sur Reporterre - Notre Dame des Landes : une cause nationale

mardi 23 octobre 2012

Cet article d’Hervé Kempf, paru dans le Monde du 21 octobre, est à lire sur Reporterre, à http://www.reporterre.net

"Si ceux pour qui les mots ’crise écologique’ veulent dire quelque chose perdent cette bataille, si cet aéroport se faisait, le mouvement écologique en serait aussi durablement affaibli qu’il l’avait été, en 1977, par les événements de Creys-Malville.

(...) Alors que le Programme des nations unies pour l’environnement vient d’annoncer que les zones humides, essentielles à la biodiversité et à la régulation des écosystèmes, ont perdu dans le monde la moitié de leur superficie depuis un siècle, on s’apprête en France à détruire un site dont 98 % des terres sont des zones humides. Alors que semaine après semaine, les climatologues publient des études montrant la gravité du changement climatique, on s’apprête en France à construire un aéroport qui stimulera le trafic aérien, important émetteur de gaz à effet de serre. Alors que l’artificialisation des sols et la disparition des paysans sont officiellement déplorées, on la planifie ici, ce qui la justifiera ailleurs. Alors que le pouvoir du capital et les partenariats public-privés sont partout dénoncées, on donne les clés du projet à la multinationale Vinci.
Il y a des moments où il faut savoir dire non. Il est temps que se fassent entendre ces « Non ».

Lire aussi : Une lettre de Serge Latouche

Communiqué de la Confédération Paysanne

17 octobre 2012

Répression policière à Notre-Dame-des-Landes : L’Etat n’a-t-il rien d’autre à faire ?

La Confédération paysanne dénonce l’opération policière de grande ampleur engagée ce matin par l’Etat sur le site du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes pour en déloger les occupants. Par cet acte de pure répression arbitraire vis-à-vis de personnes vivant depuis des mois sur des lieux inoccupés, les autorités publiques se discréditent sur la forme pour masquer leurs incohérences sur le fond.

L’inutilité de ce projet, son inopportunité financière, et son non-sens social et environnemental mériteraient une approche autrement plus intelligente que celle adoptée actuellement.

La Confédération paysanne soutient les victimes de ces violences. Elle poursuivra son action pour dénoncer ce type de projet en total décalage avec les enjeux locaux et nationaux : préservation des terres agricoles, souveraineté alimentaire, défense de l’emploi agricole, vitalité des territoires, maintien des zones humides…

Tous ces enjeux sont régulièrement repris dans les discours de nos gouvernants mais l’interprétation qui vient d’en être faite ce matin sur le terrain en dit long sur le chemin à parcourir pour les traduire concrètement !

Contacts :
Philippe COLLIN - Porte-parole - tél : 06 76 41 07 18
Christian ROQUEIROL - Secrétaire national - tél : 06 72 68 45 40