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Un kisskissbankbank pour "Incandescence des hyènes", le film documentaire de Nico Matos Itxaso. Betam Betam Amäsägenaläouh !

mercredi 23 mars 2016

Le projet de financement du documentaire "Incandescence des hyènes" est réussi. En 45 jours, 91 souscripteurs ont apporté 3195 euros...

A noter dans l’agenda :
Rencontre au Gran Lux- Saint Etienne mercredi 27 avril et mardi 3 mai autour du premier film éthiopien de Nico Matos "Respiration d’une matière embrasée". L’occasion de découvrir ce cinéma électrique et de discuter de mon nouveau projet "Incandescence des hyènes". Venez nombreux !
http://www.granlux.org/sectionprog/programme.html

"Incandescence des hyènes" : c’est le nom du film documentaire - une histoire de forgerons et de hyènes en Ethiopie - que va réaliser Nico Matos Itxaso. Film pour lequel il a besoin de soutiens, parce qu’il lui faut trouver 3000 euros.
Un film sur les forgerons de Harar, et sur les traces de Rimbaud. Il y sera question de l’Ethiopie, de hyènes, de flammes et de métal...
"Ma rencontre avec l’Ethiopie et ses multiples facettes a été déterminante dans mon ambition de faire des films, fondés sur l’observation et la découverte de cultures différentes.
Faire des films qui racontent une manière d’être au monde, comme une passerelle nécessaire à la compréhension de l’autre, qui fait cruellement défaut aujourd’hui."

Toutes les explications, et la procédure pour participer au financement de ce film sont ici :
http://www.kisskissbankbank.com/incandescence-des-hyenes

On y trouvera aussi à quoi servira la collecte. La participation des Kissbankers couvrira les frais de repérages (juin 2016) et les premiers frais de tournage du film (autour de janvier 2017)...

Betam Betam Amäsägenaläouh ! (un énorme merci en amharique !)

"Depuis que l’homme sait travailler le fer, il entretient des liens étroits avec le métal. Dans la plupart des sociétés, traditionnelles, anciennes ou actuelles, le forgeron tend à la marge et à l’ambivalence. Le travail du fer et la ritualisation des techniques de forge reste souvent rapportées à un acte tenant du merveilleux.

En ce sens, le feu est une entité, un dieu tutélaire et terrible, agressif ou protecteur, il tient de l’intime comme de l’universel. Phénomène scientifique rationnel, il reste par contradiction une énigme déraisonnable, appelant à la philosophie par la transe des flammes. Par ce double jeu, il est l’allié principal du forgeron.

C’est pour cette forte charge poétique que je suis entré dans le monde de la forge.
A la faveur de longues recherches théoriques et de la validation d’un CAP de ferronnier d’art, j’ai pu expérimenter les particularités du travail de forgeron. En compagnie de ferronniers, j’ai pu assister à ces champs des possibles de la rêverie du travail du fer, où tout donne à voir une orchestration de l’atelier, dans le jeu des corps et des matières.

(...) Avec comme toile de fond le superbe de la ville de Harar, mon intention est de filmer le travail des forgerons, dans la pénombre de l’atelier comme dans leur vie quotidienne, en utilisant et réinterprétant le rapport étroit qui lie les habitants de la ville à son animal héraldique, la hyène. Il s’agit donc de comprendre ce qui se joue par la convocation des imageries liées aux transformations homme/animal..."

PETITE BIOGRAPHIE de Nicolas Matos Ichaso, Réalisateur

A la suite de voyages au long cours qui m’ont mené principalement en Asie du Sud Est et en Afrique, j’ai validé sur le tard un Master 1 d’anthropologie (Université Lyon 2), me spécialisant dans l’étude de la forge et du forgeron par le biais de l’audiovisuel. En parallèle, j’ai obtenu un CAP de ferronnier d’art à l’Afpa de Toulon.
Je travaille depuis 4 ans comme machiniste plateau et technicien du spectacle vivant.
Je me forme actuellement en tant que réalisateur de documentaire de création à l’Ecole du documentaire Ardèche Images de Lussas.