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Silvia Perez-Vitoria à Feurs : les paysans sont de retour.
Et l’agroécologie n’est pas une affaire de « recettes techniques »...
mercredi 6 mars 2013, par Roger Dubien


 Silvia Perez-Vitoria est économiste et sociologue. Auteure de films documentaires et de livres sur les agricultures et les nouveaux mouvements paysans, elle enseigne en France et en Espagne. Elle était à Feurs le 18 janvier à l’invitation de l’ADDEAR et des réseaux citoyens, pour une rencontre à laquelle ont participé un plus de 80 personnes, au centre social...  

Sa conviction : “les paysans sont de retour”. Paradoxal, puisque dans nos pays ils continuent à disparaître ? Mais c’est que la question paysanne est au coeur de l’avenir de la planète...
Au 20ème siècle, la “modernisation” a été une industrialisation de l’agriculture, et elle a marginalisé les paysans. Mécanisation et motorisation, chimisation et révolution génétique, intégration de l’agriculture au « marché mondial » avec mise en concurrence des paysanneries et destruction des moins industrialisées, concentration sans fin dans l’agroalimentaire et la distribution... Un étau se resserre sur les paysans, ainsi que l’a dit Olivier Deloire. De moins en moins d’autonomie financière, technique, pour la commercialisation, pour les semences... Grossir sans cesse, ou crever. Des subventions PAC pour survivre, mais combien de temps ?
Est-ce qu’au moins ce système d’agriculture industrielle nourrit l’humanité ? Même pas : un milliard d’hommes a faim et un milliard mange trop...

Les “nouveaux mouvements paysans”

C’est dans ce contexte que sont apparus à la fin du 20ème siècle de “nouveaux mouvements paysans”, du Brésil à la France, de l’Espagne à l’Inde, en Afrique... Et ils se sont réunis en 1993 dans Via Campesina - première fois dans l’histoire que se crée un mouvement international qui se réfléchit en tant que mouvement paysan.
Tous ces mouvements ont en commun de lutter pour des revendications et en même temps de mettre en place des alternatives concrètes. Accès à la terre et création de systèmes alternatifs de production (Amérique Latine, Espagne, Inde...). Refus de l’accaparement des terres et de la prolétarisation des paysans (Afrique, Roumanie...), récupération des savoirs et savoir-faire paysans, redéveloppement de la biodiversité et création de réseaux de semences, mise en place de circuits courts, actions pour des politiques de souveraineté alimentaire... Tous ces mouvements sont loin de revendications corporatistes. Ils posent des questions de société : qu’est-ce qu’on est en train de faire de nos territoires, de la nature, comment se nourrir, comment donner du travail...

L’agroécologie : pas une question de “recettes techniques”

Le mot est à la mode. Mais il existe deux versions ...
-  une version « technique » appelée parfois "agriculture écologiquement intensive" : une agriculture industrielle qui se “verdirait” un peu, mais toujours sans les paysans et accompagnant leur disparition.
-  une version portée par les paysans et les mouvements sociaux : l’agroécologie comme outil de transformation sociale et d’équilibre entre communautés humaines et environnement. Les agricultures paysannes sont très efficaces pour produire, en raison de leur diversité : chaque région a son agroécosystème, c’est-à-dire l’écosystème travaillé par l’homme. En France l’agroécologie a notamment le visage de la polyculture-élevage, et il faudra bien y revenir, même en Beauce, estimait un paysan présent.
Pour Silvia Perez-Vitoria, l’agroécologie est inséparable d’un choix de société à faire en faveur de l’agriculture paysanne.
La discussion a montré la multiplication des projets en cours. Dont chez nous le projet « Bonvert » porté par « Vivre bio en Roannais ». Avec une idée très partagée : l’heure est à prendre des initiatives, sans attendre que ça vienne d’en haut, des institutions qu’il s’agit cependant d’interpeller partout.

Ce texte a paru dans "Solidarité Paysanne", mensuel de la Confédération Paysanne de la Loire, du mois de mars




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