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UNE AGRICULTURE POUR VIVRE - CHANGER LA PAC !
Plusieurs milliers à Annecy pour exiger le droit à l’alimentation et donc à la souveraineté alimentaire
mardi 23 septembre 2008


Ces 22 et 23 septembre, les 27 ministres de l’agriculture de l’Union Européenne (présidée en ce moment par la France) sont à Annecy, dans un Palace au bord du lac, autour du ministre Barnier, pour commencer à dessiner la PAC (Politique Agricole Commune) d’après 2013.
Pas d’illusions à avoir, ce qui se prépare est nocif, puisque l’objectif est d’aller plus loin dans l’ultralibéralisme.

Samedi et dimanche, plusieurs milliers de personnes (plus de 3 000) se sont retrouvées à Annecy, dans une sorte de contre-sommet, pour discuter et aussi pour manifester dimanche après-midi, pour affirmer que nous voulons une agriculture qui permette aux paysans de vivre et à tous les êtres humains de manger.
Partie de la Place des Romains, la manifestation est allée jusqu’au bord du lac, devant la Préfecture - où une délégation a ensuite remis des dizaines de milliers de pétitions à Barnier -, en face de “l’Impérial Palace” dans lequel étaient attendus les 27 ministres de l’UE. Sur la pelouse, une fresque humaine “changeons la PAC” a été formée.
Parmi les présents, beaucoup de paysans, avec la Confédération paysanne. Mais aussi beaucoup de citoyens militants d’associations citoyennes, écologistes, de solidarité internationale... Des gens souvent engagés dans la construction d’alternatives concrètes au capitalisme néolibéral. Bien évidemment pas mal d’anti-OGM. A noter aussi une forte présence des paysans allemands - en particulier des producteurs de lait - , venus avec plusieurs cars.

Pour la Loire, une quarantaine de participants sont venus en car le dimanche, mais d’autres militants étaient là dès le samedi pour participer aux conférences et ateliers, qui ont fait le plein.

Pour l’ambiance de ces deux jours, voir deux vidéos sur le site du rassemblement : http://www.changeonslapac.org


Ou directement à :
-  journée du samedi
-  manifestation du dimanche

photo C. Lansard - avant le départ de la manifestation, place des Romains

Les conférences et les ateliers ont connu une forte participation. Ainsi celle du dimanche matin - qui a réuni entre 1000 et 1200 personnes - , consacrée au droit à la souveraineté alimentaire. Un mouvement que Via Campesina (le mouvement mondial des paysans auquel appartient la Confédération Paysanne) a lancé il y a maintenant 12 ans.

Le droit à la souveraineté alimentaire, c’est le coeur du problème. Bien entendu il faut affirmer de plus en plus fort le droit à l’alimentation, alors que 925 millions de personnes dans le monde souffrent de la faim - un être humain sur 6 ! - , que 2 milliards souffrent de malnutrition. Que près de 100 000 personnes par jour - plus de 30 millions par an - meurent de la faim ou de maladies liées à la faim ! C’est ce qu’a rappelé Ambroise Mazal, du CCFD. Et les choses s’aggravent puisque l’année précédente, on en était à 850 millions de personnes souffrant de la faim... Mais sans la souveraineté alimentaire de chaque pays et région du monde, le droit à l’alimentation se réduira de plus en plus au droit à “l’assistance humanitaire”.
C’est dire combien sont des menteurs et des criminels ceux qui disent qu’il faut continuer et étendre les politiques actuelles (agriculture industrielle et libéralisation totale du commerce des produits agricoles) pour pouvoir nourrir le monde demain. Alors que c’est cette politique qui détruit les systèmes agricoles et affame le monde !
On sait les conséquences de cette politique en France et en Europe : disparition continue des fermes et des paysans, conséquences catastrophiques sur la santé et l’environnement de l’agriculture industrielle, de l’utilisation croissante des pesticides et des engrais...
Un militant guinéen, C. Diallo a rappelé, lui, les conséquences pour les peuples du Sud, dont les richesses sont pillées et dont l’agriculture est détruite par les exportations occidentales subventionnées. Aucune solution possible dans cette voie là. Là-bas, la situation, c’est : “Vous êtes dans l’enfer et vous cherchez un coin où il ne fait pas chaud”. C’est pour cela que ça a explosé - "émeutes de la faim" - en janvier 2007 en Guinée, quand en une nuit des dizaines de milliers de jeunes ont détruit toutes les préfectures du pays. La Guinée exporte de la bauxite depuis 150 ans. Mais la plupart des guinéens n’ont ni eau ni électricité. “Nous avons besoin de vous, d’une PAC du Nord et du Sud, d’une PAC avec un grand “C”, qui soit vraiment commune. En France, une mangue coûte 1 euro, quand le panier de mangues est payé 1 euro à la Guinée...

Prenant la parole dans cette conférence, José Bové s’est concentré sur les pistes d’action pour promouvoir la souveraineté alimentaire. Il a rappelé le sommet de l’OMC à Cancun il y a 5 ans, la manifestation des paysans et le suicide devant tous de l’un d’entre eux, Lee qui avait préparé une pancarte : “l’OMC tue les paysans”. Aujourd’hui la situation ne s’est pas arrangée, au contraire.
C’est pourquoi la bataille à mener est de “faire reconnaître au niveau des Nations Unies le droit à la souveraineté alimentaire. On ne peut pas se contenter du droit à l’alimentation : s’il n’y a pas en même temps le droit à la souveraineté alimentaire, c’est la destruction de toutes les agricultures”.
Aujourd’hui, moins de 10% des produits agricoles circulent d’un continent à un autre. Si des milliards d’êtes humains parviennent à manger, c’est grâce aux productions locales. “L’agriculture est pour nourrir les gens là où ils habitent. Mais l’OMC et les pays riches veulent démanteler ça pour que quelques multinationales étendent leurs marchés."
José Bové a rappelé combien l’agriculture industrielle au bénéfice des multinationales est minoritaire dans le monde. Ce n’est pas elle qui nourrit l’humanité. “Le modèle productiviste n’est pas le modèle pour l’agriculture dans le monde”.

Alors quelles pistes d’actions ?
-  se battre pour faire reconnaître le droit à la souveraineté alimentaire, le faire adopter par l’assemblée générale des Nations Unies.
-  dire à l’OMC : “sortez vos pattes de l’agriculture !” Il y a moins de 20 ans que l’OMC a décidé d’intégrer l’agriculture dans les négociations commerciales. Ça suffit ! L’agriculture est faite pour nourrir les gens, pas pour enrichir les spéculateurs .
En juillet 2008, l’OMC a capoté sur l’agriculture et l’alimentation, et c’est une bonne chose.
-  combattre les accords de libre-échange. Quand les multinationales ne peuvent plus passer par l’OMC, elles passent par des accords de libre échange, véritables traités coloniaux... Exemple : avec l’Afrique de l’Ouest, ou bien l’accord euro-Méditerranée. Elles font main basse sur l’agriculture de ces pays, dans le même temps où se met en place une Europe forteresse pour empêcher de venir en Europe ceux qui sont chassés des terres. Car les immigrés et sans papiers sont chassés de chez eux par la volonté des multinationales.

Pour ce qui est de la politique agricole européenne actuelle, elle est au fur et à mesure adaptée pour s’aligner sur l’OMC. "C’est inacceptable. Il n’y a rien à négocier là-dedans, il faut remettre en cause l’ensemble des politiques agricoles". Le seul objectif de l’Union Européenne est de démanteler l’agriculture, dont ils veulent faire une monnaie d’échange pour s’imposer partout dans les services.

Chacun peut agir. Les paysans le font, bien sûr. Mais tous les citoyens peuvent aussi agir efficacement, au quotidien, en soutenant les petits agriculteurs, en aidant à leur installation, notamment en mettant en place des circuits courts.
En France, les Faucheurs volontaires ont bloqué les OGM. Il s’agit maintenant, avec les semeurs volontaires, de s’attaquer au système d’appropriation des semences. José Bové a appelé à construire des réseaux de résistance, à échanger des semences, à produire des semences non inscrites...
En Europe, une exploitation agricole disparaît toutes les 3 minutes. Cette politique détruit la qualité de la nourriture et détruit l’environnement. Une mobilisation des citoyens est nécessaire. La prise de conscience existe. Mais il faut transformer, agir. “2013 est une échéance pour la politique agricole. Relevons le défi que nous allons être capables de changer l’orientation libérale de l’UE en commençant par changer la politique agricole”.
On empruntera le mot de la fin au militant guinéen qui a redemandé avec force une Politique Agricole COMMUNE pour le Nord et le Sud : “quelle que soit la profondeur de la nuit, l’aube pointe toujours à l’horizon”...



photos Lucie Epinat, Fabrice Taulemesse et Marion Rémy




> Plusieurs milliers à Annecy pour exiger le droit à l’alimentation et donc à la souveraineté alimentaire
29 septembre 2008

Un autre reportage vidéo sur le rassemblement d’annecy :

http://www.youtube.com/watch ?v=PZ6rT8HKQWw

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