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GÉNIUS : un programme de recherche français pour produire des OGM
Les Faucheurs Volontaires alertent la société.
mercredi 25 février 2015, par Annick Bossu


Alors qu’un rapport de l’ONU de janvier 2014 (Olivier de Schutter) montre que l’agroécologie peut assurer la sécurité alimentaire mondiale tout en préservant l’environnement, des milliards sont dépensés par l’État dans des programmes de biotechnologies dont fait partie GÉNIUS.

GÉNIUS : « Genome ENgineering Improvement for Useful plants of a Sustainable agriculture » que le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche traduit par « amélioration et innovation technologiques pour les plantes d’une agriculture durable »

Qu’est-ce que GÉNIUS ?

-  GÉNIUS est un programme de recherche appliquée élaboré sous l’ancien gouvernement français et débuté en septembre 2012 et qui doit être terminé en 2020. Le budget de ce projet est de 21,3 millions d’euros.

Il s’intègre dans un vaste programme appelé « projets investissements d’avenir » ( budget total : 47 milliards d’€) démarré en 2010 et dans le programme « biotechnologies et bioressources » avec comme objectifs sur le papier : sécurité alimentaire et réponse aux changements climatiques.

Voir http://www.genius-project.fr/le-projet/presentation.
Voir aussi (1)

Ce que cherchent les chercheurs

-  Il s’agit de développer des techniques plus précises de transgenèse (ajouter un gène dans un organisme) pour mieux cibler l’insertion de celui-ci et comme ils disent mieux la sécuriser.

Mais ce n’est pas de la recherche fondamentale : il s’agit de produire des variétés végétales génétiquement modifiées de 9 espèces dont 7 de consommation humaine : blé, maïs, riz, colza, pomme de terre, tomate, pommier, rosier, peuplier.

Les caractères recherchés par ces études concernent ce que l’on appelle « amélioration des plantes » : augmentation de production de biomasse, changement de certaines compositions du grain, résistances aux virus ou parasites , au manque d’eau .... et le summum : des plantes moins polluantes.

Ce programme est un « projet investissement d’avenir » , il est donc prévu la mise sur le marché de ces semences GM. C’est un projet de recherche qui vise à permettre, et développer, la production de nouveaux OGM qui seront cultivés en France si la législation change ou ailleurs dans le monde.

-  Ces nouvelles techniques soit disant plus sûres devraient permettre aussi d’alléger la charge règlementaire sur les OGM.

Il s’agit d’un partenariat Public-Privé :

10 partenaires publics : 8 unités de recherche de l’INRA, 1 du CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) , 1 de l’Université Lyon III ( faculté de philosophie, département éthique et développement durable) et 5 partenaires privés : Cellectis, Biogemma , Vilmorin (Limagrain), Germicopa, Delbard

Les Faucheurs Volontaires dénoncent ce programme Génius et ils ont occupé différents sites de l’INRA travaillant sur le projet GÉNIUS : Lyon et Avignon. Ils ont aussi rencontré le chef de cabinet de la Ministre de la recherche et le PDG de l’INRA à Paris en juillet 2014. Ils ont aussi occupé la multinationale Limagrain près de Clermont Ferrand. Lors de toutes ces occupations les Faucheurs ont rencontré les scientifiques.
Voir (1)

Pourquoi dénoncer ce programme ?

-  En temps que lanceurs d’alerte, les Faucheurs Volontaires dénoncent le double discours : d’un côté l’Etat met en place une loi interdisant la culture du maïs transgénique et d’autre part, il finance dans ses laboratoires publics avec l’argent public des recherches visant à créer des plantes transgéniques destinées à être cultivées dans les champs avec tous les risques de contamination et les problèmes environnementaux conséquents.

Rappellons que la coexistence OGM - non OGM est impossible et qu’aucune étude officielle indépendante à long terme n’a démontré à ce jour la non dangerosité des OGM.

Les Faucheurs Volontaires restent mobilisés : pas d’OGM ni dans les champs ni dans les assiettes, ni ici ni ailleurs.

-  Les FV dénoncent l’opacité de ces recherches : la société civile n’est pas avertie de ces recherches publiques sur les OGM et ils dénoncent un déni de démocratie : la société reste opposée aux OGM et l’Etat prévoit leur mise en culture en faisant fi de cette opposition citoyenne.

Il y a aussi clairement tentative de manipulation des esprits : en effet pour mieux faire passer les OGM auprès de la population, on développe de nos jours des techniques d’acceptation sociale en faisant appel pour Génius à des philosophes. Aucun débat démocratique digne de ce nom n’est mené.

Au travers de ce projet, il y a aussi des tentatives de manipulation du législateur qui sera clairement appelé à alléger les réglementations concernant cette nouvelle technique d’obtention des OGM. Voir (1).

-  La technique de transgenèse aboutit au dépôt des brevets c’est à dire à la privatisation du vivant, ce que dénoncent les FV dans le domaine agricole pour deux raisons : elle dépouille les paysans de leur droit sur leurs semences et de leur savoir faire de sélectionneur et contrairement aux chiffres annoncés elle uniformise les semences, c’est à dire diminue la biodiversité cultivée.

Ainsi, l’INRA c’est à dire l’État offre le bien commun des semences au secteur privé et favorise les multinationales responsables de l’agriculture industrielle au détriment de l’agriculture paysanne (elle même capable d’assurer la sécurité alimentaire et préservant l’environnement et les sols).

-  Le programme GÉNIUS nous présente ses nouvelles techniques plus sûres que les précédentes : est-ce à dire que les anciennes ne l’étaient pas ? Les chercheurs impliqués dans Génius tous techniciens en biologie moléculaire (c’est -à -dire travaillant sur l’ADN) prétendent résoudre certains effets négatifs des OGM par leurs nouvelles technologies alors qu’il suffisait de ne pas manipuler le vivant.

Rappelons que le monde vivant n’est pas le terrain de jeu des techniciens, que la science ne se réduit pas à l’expertise et que le monde vivant n’est pas un assemblage de parties, un légo.

C’est un ensemble complexe d’êtres vivants et d’interactions innombrables en grande majorité toujours inconnues et donc ingérables, ensemble en constante co-évolution depuis 3,5 milliards d’années.

Toucher aux mécanismes intimes du vivant, du moins à ce que l’on en connait aboutit à la transformation irréversible de celui-ci et c’est bien là l’immense danger qui nous menace.

Comment nos décideurs peuvent-ils ignorer cela ? Sont-ils inconscients ? Sont-ils si peu connaisseurs du vivant ? Ou tout simplement irresponsables ?

Lors des rencontres des FV avec les politiques et les chercheurs, ceux-ci nous ont beaucoup parlé de la compétitivité internationale, de l’innovation et la reprise de la croissance, de l’excellence et l’expertise française.

Nous leur disons que la compétition entre les êtres humains n’est pas notre tasse de thé, que la sélection naturelle est loin d’être le seul moteur de l’évolution et que l’appliquer au monde social ne peut que mener à l’eugénisme.

Nous leur disons aussi que les ressources terrestres sont limitées et que la croissance devient impossible sous sa forme actuelle.

Nous leur disons enfin que les nouvelles technologies pour réparer les dégats que celles-ci ont déjà créés, ça ne marche jamais. Le nucléaire en est un funeste exemple.

En conséquence, les Faucheurs Volontaires demandent aux politiques et aux chercheurs de prendre leurs responsabilités devant l’avenir :

-  il faut arrêter le projet Génius.

-  il faut arrêter toute manipulation génétique du vivant.

Annick Bossu

(1) Remarque : Suite à l’occupation des Faucheurs Volontaires à l’ENS de Lyon et à leur entrevue avec le Ministère de la Recherche le 9 juillet 2014 à Paris, un changement conséquent a été opéré sur le site officiel de présentation du projet GÉNIUS en 1ère page :

Ce passage était sur le site jusqu’en août : "Le matériel biologique produit sera soit porté directement sur le marché des semences soit optimisé préalablement. L’information technique et le cadre éthique fourni au citoyen et législateur français pourraient à terme alléger la charge règlementaire pour les experts comme pour les demandeurs."

Il a été remplacé par : "Des preuves de concept porteront sur des résistances aux maladies, la tolérance à la salinité, l’architecture de la plante ou encore la qualité des produits. Des études règlementaires, économiques et philosophiques exploreront le cadre socio-économique du travail expérimental."




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