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Une histoire de dignité volée
1er rassemblement de solidarité avec Ichem ce samedi 12 mars à 16h30 Place de l’Hôtel de ville de St-Etienne(*)
vendredi 11 mars 2005, par Sophie Darneix


Le 26 février dernier, Ichem Benchahboune, 17 ans et demi, a été victime de violences exercées par des agents de la police nationale. Le 23 mai, il va pourtant passer devant le juge des enfants pour outrage et rébellion (Voir aussi).
Il se trouvait dans la rue Gérentet avec un groupe d’amis lorsque 3 policiers les interpellent pour un contrôle d’identité. La situation dégénère. Un des agents frappe fortement Ichem. Trois témoins traversent alors la rue pour protester contre cet acte. Ichem est emmené au commissariat et sa maman contactée pour venir le chercher. À ce moment aucun grief n’est retenu contre lui. Mme Benchahboune se présente et demande des explications. En effet, pourquoi son fils se trouve t-il au commissariat alors qu’il n’est accusé d’aucun délit, et surtout pourquoi a-t-il été frappé ? Mme Benchahboune est priée de sortir avec son fils, au moment ou Yamna et Mounia, deux des témoins qui se sont interposés rue Gérentet se présentent pour porter plainte. À ce moment certains policiers perdent leur sang froid. Ils brutalisent Mme Benchahboune, se jettent sur Ichem, le maintiennent au sol en lui donnant des coups de pieds. Lorsque Mr Benchahboune père arrivent, il est automatiquement menotté. Ichem est alors maintenu en garde à vue, pendant laquelle il sera encore victime de coups lorsqu’il se déshabille pour la fouille.
Plusieurs insultes racistes ont été notées tout au long des faits.

Comment Ichem et sa famille peuvent ils se reconstruire après cette injustice ? Comment leur rendre leur dignité volée ?
Nous nous rassemblerons samedi pour protester contre cet abus de pouvoir.

Mais le cas d’Ichem n’est pas une expérience unique. De nombreuses histoires similaires sont à recenser sur la commune de St-Etienne. Brutalités physiques, violences morales (notamment à caractère raciste) sont exercées de la part de certains policiers qui ne se soucient guère du traumatisme psychologique qu’ils peuvent créer. Mais la blessure est pourtant là.
Une blessure qui ne se parle généralement pas. À qui le dire ? Comment le dire ? Ces injustices sont souvent perpétrées sur des individus « sans-voix » car il ne possèdent pas la légitimité de s’exprimer. Ils sont sans-papiers, squatters, jeunes de banlieue, étrangers... Ils sont seuls face à une machine pénale et judiciaire qui les ignore. Et nous dans tout ça ! Ne pas nous mobiliser est aussi une manière de participer à ce mépris.
Nous sommes les acteurs de notre société et de nombreux phénomènes nous poussent à l’oublier. Nous entrons chaque jour un peu plus dans un système de contrôle sécuritaire qui nous prive de nos libertés et de notre droit à exister. Le drame vécu par Ichem doit nous permettre de reprendre notre place d’acteurs. Nous devons nous réunir, réfléchir et agir contre les pressions qui s’exercent sur nous.

Il dépend de nous de former tous ensemble un vaste réseau de réflexions et d’actions, un réseau de vigilance pour les libertés. Chaque personne peut intervenir librement et proposer des initiatives pour faire avancer cette mobilisation. La « vraie » démocratie c’est être capable de donner son temps et ses initiatives pour permettre que les libertés de chacun soient garanties. C’est s’impliquer personnellement pour que l’on rende aux sans-voix les moyens de s’exprimer, et réfléchir pour comprendre dans quelles mesures nous faisons aussi tous partie de cette catégorie.
Nous devons soutenir Ichem, et à travers lui montrer que nous exerçons notre droit à protester contre ces abus de pouvoir qui nous oppressent.

Sophie Darneix

L’appel au rassemblement de ce samedi 12 mars, à 16h30 Place de l’Hôtel de Ville :

"Stop ! ! ! aux violences policières et aux insultes racistes ! ! ! !
Un jeune lycéen de 17 ans a été frappé par un policier à St-Etienne samedi 26 février...
Ce jeune garçon a été victime d’insultes racistes et violemment frappé au visage lors d’un simple contrôle d’identité près du centre ville vers 18 heures selon plusieurs témoins...
Au commissariat la mère sera frappée pour avoir protesté et son mari menotté. Quant à leur fils, il passera la nuit en garde à vue sans couverture et sans rien manger où il sera encore violenté...
Il faut dire NON ! ! ! ! à l’impunité de la violence de certains policiers et de cette "culture de la haine".
Mobilisons-nous ensemble et dans le calme pour montrer notre indignation face à cette violence gratuite ! ! ! !
(Avec la participation du Réseau Actions Jeunes de St-Etienne, et des réseaux citoyens... Et le soutien du MRAP et de la Ligue des Droits de l’Homme de St-Etienne...)




> Une histoire de dignité volée
25 avril 2005

Avant de pouvoir prendre position de manière aussi manichéenne, peut-être est-il nécessaire de connaitre tous les tenants et les aboutissants... Je suis Gardien de la Paix à SAINT-ETIENNE. J’ai 28 ans et j’ai 3 enfants. Mon père est français d’origine Tunisienne et ma mère est française. Je me définis comme socialiste. Je trouve insultant et diffamatoire de dire que les policiers à SAINT-ETIENNE sont racistes et systématiquement violents. Malheureusement pour les opprimés en mal de sensationnel, nous ne sommes pas à Los Angeles mais à SAINT ETIENNE, ancienne ville minière comptant un ou deux quartiers difficiles. Et dans chacun de ces quartiers ce ne sont qu’une minorité d’individus qui peuvent ponctuellement poser un problème. Et tout celà n’importe quel policier vous le dira. Bien sûr il y des policiers racistes, mais dans quel catégorie professionnel n’y en a-t-il pas ? Et pour avoir exercer dans d’autres professions, je peux vous affirmer qu’il n’y en a pas plus qu’ailleurs. De plus, il faut savoir que les policiers sont plus fliqués dans leur travail que n’importe lequel des citoyens. Tout notre travail est surveillé de A à Z, et les interventions plus que tout autre chose. Alors de grace, prenez le temps de vous renseigner avant de porter des jugements trops hatifs, pensez aux policiers qui font leur travail correctement, car ils se sentent insultés en lisant des contre vérités. Pour éviter les problèmes, de manière générale, il faut s’informer et apprendre par soi même, et non écouter la rumeure, elle est souvent mauvaise conseillère. Souvenez vous de la propagande sécuritaire de la droite précédant les dernières élections...les gens étaient persuadés que leur vie était en danger. Alors que dans les faits la police de proximité mise en place par Daniel Vaillant, le ministre de l’intérieur sous le gouvernement Jospin, avait abouti à une baisse sensible de la délinquance et avait permis de renouer le dialogue entre les policiers et la population. Peu de gens ont eu conscience de celà et aujourd’hui encore beaucoups sont persuadés que Sarkozy a eu un effet positif sur la délinquance alors que dans les faits il a réduit le nombre des embauche de 2500 personnes, entre autres choses dont le démantellement de la Police de Proximité. Pour faire bref, INFORMEZ VOUS !

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> Une histoire de dignité volée
5 avril 2005, par dominique .darneix (educateur en haute vienne)

je suis evidemment touché et trés sensible à la situation de Ichem , elle refléte le climat intolérable qui s’est installé en France. Tes mots traduisent avec force l’injustice contre laquelle il faut s’allier et lutter. Darneix dominique

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> Une histoire de dignité volée
16 mars 2005, par RACHET Michel et Jeanine

Signataires au Comité de Soutien : RACHET Michel et Jeannine AEC : Assemblée Européenne des Citoyens

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